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Les débuts de CANA

De Jacqueline Coutellier

Membre de la Communauté du Chemin Neuf depuis le tout début (octobre 1973 à Lyon), première soeur consacrée de la communauté, Jacqueline se rappelle vivement la naissance de CANA. Aujourd’hui, elle est en mission en Sicile dans une nouvelle fondation.

Relancer une semaine charismatique, 5 ans plus tard !

Une semaine charismatique à la Baume les Aix en 1975. A cette époque Laurent FABRE, notre fondateur, invite quelques couples du mouvement des cadres chrétiens (MCC), dont il est l’aumônier, à vivre une semaine guidée par l’Esprit Saint avec d’autres participants venant du groupe de prière. A la fin de cette session bénie, un couple de la région parisienne, Véronique et François, se lèvent pour témoigner de la grâce reçue : « cette semaine était la dernière chance pour notre mariage, et aujourd’hui nous décidons de rester ensemble et comme à CANA, Dieu a gardé pour nous le meilleur vin jusqu’à maintenant ».

Quelques années plus tard, alors que nous étions bien occupés par la formation en week-ends ou sur 3 mois ou 1 an pour adultes et familles à la maison des Pothières, un couple Responsable des Équipes Notre Dame (END) – Pierre et Solange RIGAL – vient rencontrer Laurent pour lui demander de relancer cette semaine à Aix qui avait été si importante pour leur couple et exprime également leur désir de renouveler les END, une collaboration en somme ! C’est lui qui avait dit à ses enfants en rentrant de la semaine cette phrase si importante à CANA : « notre couple, c’est un pauvre qui aime un autre pauvre ». Après un an de préparation et de prière avec 3 couples, Laurent va lancer la première session CANA aux Pothières l’été 1980. Ce fut une bénédiction pour tous les couples présents : je me rappelle surtout de la fête pleine de joie, notamment de sketches vraiment drôles mimant la transformation opérée dans leurs couples par le Saint Esprit en peu de jours !! La fameuse Équation : Amour = Bonheur + Souffrance fut posée dès la 1ère session, la réconciliation, le BES… et les enfants autant heureux que les parents !

Accueillir tous les couples désireux de venir ?

Nous avons bien sûr entendu et vu un appel du Seigneur à continuer. Un petit événement reste gravé dans ma mémoire : la secrétaire de CANA, Simone, nous dit un jour son inquiétude : au-delà de 70 participants, nous devons arrêter les inscriptions car nous manquons de place à la maison des Pothières. Nous nous retrouvons avec l’équipe, et après réflexion, Laurent nous invite à prier pendant 15 jours pour que nous puissions trouver un lieu proche des Pothières qui nous permettrait d’accueillir tous les couples désireux de venir. A la fin de ces 15 jours de prière et de recherche, nous avons reçu la réponse : le lycée agricole de Cibeins à 20 mn des Pothières était prêt à nous accueillir et même à monter un chapiteau. Ce lieu offrait des possibilités de camping, de logement en dur, et était situé à proximité à pied du sanctuaire d’Ars, ce lieu source de la miséricorde !

Jacques MONFORT lors d’une des 1ère semaine CANA

Le Saint Esprit et nous…

Nous avons pu vivre ainsi des sessions magnifiques avec louange, danses, partage très profond en fraternité, Baptêmes dans l’Esprit Saint, réconciliation, demande de prière de guérison, et ceux qui avaient « fait CANA » revenaient sans peine au service. A cause de la croissance rapide, il nous arrivait souvent de demander à des personnes qui arrivaient pour la 1ère fois à la session de se mettre au service d’une fraternité ou de l’accueil avec nous ! Les serviteurs à CANA reçoivent autant que les époux ! Un jour où nous arrivions à 1000 inscrits, plusieurs voulaient faire appel à un traiteur pour recevoir les repas tout préparés, ce qui pouvait être une bonne solution… après prière et mis ensemble nos interrogations, « le Saint Esprit et nous » (Laurent et l’équipe…) avons décidé d’appeler des serviteurs à ce service. Ainsi, nous avons avancé ensemble dans une dimension communautaire, espace de don et de simplicité où nous expérimentions que « le partage multiplie » avec les capacités et le don de chacun : ceci a aidé à garder une dimension évangélique à la session, ce qui touchait ou aidait aussi les participants.

Être en mission ensemble

Pour conclure, je dirai qu’une grâce de CANA est d’être en mission ensemble « couples et célibataires consacrés ». L’animation de la semaine a été très vite confiée à un couple. Ce petit détail montre « un « chemin neuf » pour l’époque, dans cette liberté et confiance mutuelles, avec le souci de confier de vrais responsabilités à des laïcs. Ce choix n’a jamais fait difficulté à ceux qui venaient pour la première fois, peut-être même au contraire ce choix les encourageait. Depuis le début, la présence de frères prêtres et sœurs consacrés avec des couples au service des couples et familles est un signe visible de l’Église. En effet, les charismes du célibat et du mariage mis ensemble pour la mission nous aident chacun à réaliser davantage la grâce et le combat de notre appel spécifique ! Cela porte du fruit pour la mission d’annonce du Royaume à tous, petits et grands !

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